De 1976 à 1977, il effectue son service national civil dans l'encadrement de la jeunesse.
Il se trouvera à ce titre dans les comités populaires aux Comores où il assume des responsabilités aux niveaux régional et national. Pendant ce temps, il sillonne les trois îles et se trouve confronté aux multiples réalités liées au problème de développement.
Cette expérience lui vaut une certaine popularité et une confiance de certains de ses compatriotes.
De 1981 à 1989, il crée, anime et fédère diverses associations préoccupées par le développement des Comores, l'information sur la législation des comoriens en France et les conditions de leur retour chez eux.
En outre, très sollicité par d'autres associations, il est également Président d'une Amicale des Locataires d'une grande cité de Marseille, membre du Conseil d'Administration d'un centre social et d'une radio associative, animateur d'émissions communautaires pour plusieurs radios libres, et membre actif de l'Action Internationale contre la faim ( AICF ).
CURSUS UNIVERSITAIRE
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Youssouf Said est né le 09 janvier 1957 à N'tsaouéni, Grande Comore
Il effectue ses études :
- primaires de 1963 à 1969, dans son village natal ;
- secondaires de 1969 à 1976, au Lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni ;
-universitaires de 1977 à 1981, à Ben Aknoun ( ITPEA ) d'où il sort Analyste de l'économie, option : Planification du développement. Son Mémoire de fin d'études porte sur « Le legs agraire colonial aux Comores ».
En 1982, il obtient un Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées ( DESS )
en « Economie du secteur agro-alimentaire », option : Aménagement rural, Planification et Animation locales, à la Faculté des Sciences Economiques de l'Université d'Aix- Marseille II.
De 1982 à 1986, il rédige et soutient avec succès une thèse de Doctorat de 3ème cycle en Sciences Economiques, option : Economie du Développement rural, à l'Université de Montpellier I.
En 1988, cette thèse est publiée aux Editions L'Harmattan, Paris, sous le titre : « Comores, les défis du développement indépendant – 1975-1978 ». Cet ouvrage fera l'objet de plusieurs conférences débats à Marseille, Lyon, Dunkerque et à Paris.
CARRIERE PROFESSIONNELLE
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De 1985 à 1989, il enseigne les mathématiques dans des établissements d'enseignement pré-professionnel à Marseille.
En 1990, il rentre aux Comores, où il est d'abord Consultant, puis Economiste national au PNUD, de janvier 1990 à juin 1992. Au cours de cette période, il aura l'occasion de traiter plusieurs dossiers de l'économie comorienne, dont le programme d'ajustement structurel, les tables rondes de bailleurs de fonds, la coopération entre son pays et ses partenaires de développement. Cette présence au PNUD lui aura permis d'avoir une vision globale et appréciable des problèmes de développement de cet archipel.
Pour des raisons politiques, il préfère quitter sa terre natale. Il démissionne alors du PNUD et s'engage dans une autre organisation : l'Agence de Coopération Culturelle et Technique ( ACCT ) devenue depuis peu Agence intergouvernementale de la Francophonie.
De 1992 à 1994, il est Chargé de programmes, avant d'assurer l'intérim de la Direction du Bureau de Genève. Il y acquiert une expérience diplomatique appréciée et par les Ambassadeurs des pays francophones représentés à Genève et par les différentes délégations qu'il a reçues à l'occasion de nombreuses manifestations internationales.
Au cours de cet exercice qui a duré près d'un an, il assure en même temps les fonctions de Secrétaire du groupe des Ambassadeurs des pays francophones. Cette expérience lui aura permis de connaître le fonctionnement de la coopération multilatérale relevant du système des Nations Unies, d'apprécier les types de coopérations avec les ONG et d'entretenir des relations étroites avec l'administration helvétique.
D'octobre 1995 à juillet 1998, muté à Libreville, il exerce les fonctions de Directeur Régional, Chef de Mission Diplomatique couvrant quinze pays de l'Afrique Centrale et de l'Océan Indien. Au cours de sa mission, il voyage dans les pays de sa juridiction ; à cette occasion, il rencontre les plus hautes autorités de certains de ces Etats.
En marge de ses attributions de représentation diplomatique et de coordination des actions de coopération multilatérale francophone déployées en Afrique Centrale et dans l'Océan Indien, il est Secrétaire de l'ensemble des Ambassadeurs accrédités à Libreville.
D'août 1998 à Janvier 1999, il est Directeur de l'un des plus importants programmes de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, le Programme spécial de Développement (PSD) .
A partir du début de l'année 1999, avec la nouvelle réforme de l'Institution multilatérale francophone ayant eu pour conséquences la suppression du poste de Directeur du PSD, il est devenu Conseiller à la Direction du Développement social et de la Solidarité.
Il quitte l'Agence de la Francophonie au mois de mars 2000 pour se consacrer entièrement à ses activités politiques qui ont besoin d'un investissement considérable pour gagner les échéances qui se dessinent.
PARCOURS POLITIQUE
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Opposant depuis 1978, il milite d'abord en Algérie (1978-1981), puis en France 1982-1990 au sein des Organisations se réclamant d'Ali Soilihi ,contre les mercenaires et pour l'instauration d'un Etat de droit aux Comores.
Rentré au pays natal 1990, il croit en la démocratie et s'y installe .Puis, déçu par les orientations politiques du régime de Djohar, et notamment par le renforcement du clientélisme, du chauvinisme, du régionalisme et de la corruption, il préfère quitter à nouveau son pays pour s'établir à l'extérieur.
L'arrivée au pouvoir du Président Taki, élu en mars 1996, ne modifie en rien sa position .Il lui reproche son caractère autocratique et son manque de rigueur et d'autorité dans la gestion des affaires publiques .
La prise du pouvoir d'Azali en Avril 99, qui ne change rien à la situation nationale, renforce sa conviction de s'investir encore plus pour le changement aux Comores.
Etant un fervent défendeur des Droits de l'Homme et de la Démocratie, de l'unité nationale et de l'ordre constitutionnel comme d'un véritable changement politique aux Comores, il décide de s'engager dans la formation d'un parti politique nouveau et progressiste de la mouvance socialiste appelé Djawabu dont il est le Président. Il se positionne pour les prochaines échéances déterminantes pour les Comores. Dans ce sens, il tisse un réseau dense de relations qui lui permettront demain de les mettre au service de la cause des Comores nouvelles.
Il considère que le programme du régime d'Ali Soilihi, débarrassé de ses aspects extrémistes, présente aujourd'hui la seule alternative sérieuse pour ramener les Comores sur la voie du redressement institutionnel, de l'unité nationale, de l'équilibre des îles, de l'assainissement des finances publiques, de l'autosuffisance alimentaire, du plein emploi, du développement économique et social, du rétablissement de l'autorité de l'État et de l'image des Comores.
Comme il a toujours décliné les différentes propositions faites sous les régimes précédents, il garde sa totale indépendance vis-à-vis de la classe politique actuelle.
Aujourd'hui, une forte proportion de ses compatriotes le perçoivent comme l'un des meilleurs espoirs pour les Comores.
Tous, tant au pays qu'à l'étranger, apprécient son expérience de la coopération multilatérale et de la diplomatie, son sens de la mesure et de l'équité, son intégrité et son charisme. Ce qui fait de lui un homme respecté, jouissant d'une importante audience auprès des différentes couches socio-professionnelles de la population comorienne notamment celles résidant en France.
Publications :
- Comores, le défi du développement indépendant- 1975-1978 ; éd l'harmattan, Paris octobre 1988.
- Ali Soilihi, l'élan brisé ? éd. L'harmattan , avril 2000.
DJAWABU YA KOMORI : HAZI USAWA UMOJA
